
Comment imprimer une date, un numéro de lot, un QR code ou un code-barres sur vos produits ?
Dans de nombreux secteurs industriels, identifier correctement un produit est devenu indispensable. Date de fabrication, date d’expiration, numéro de lot, numéro de série, QR code ou code-barres permettent d’identifier les produits, d’assurer leur suivi et de faciliter leur traçabilité tout au long de la chaîne de production et de distribution.
Mais quelle technologie utiliser pour imprimer ces informations ?
Carton, plastique, verre, métal, étiquette ou emballage souple : la solution de marquage doit être choisie en fonction du support, de la cadence de production, de l’environnement industriel et du niveau de résistance attendu.
Printgroupe vous présente les principales solutions disponibles pour choisir un système de codage adapté à votre application.
Pourquoi le marquage des produits est-il important ?
Le marquage industriel permet d’associer au produit des informations indispensables à son identification et à son suivi.
Il peut notamment s’agir de :
- la date de fabrication ;
- la date limite ou date d’expiration ;
- la référence du produit ;
- le numéro de lot ;
- le numéro de série ;
- un code-barres ;
- un QR code ;
- un DataMatrix ;
- des informations de traçabilité ;
- un logo ou d’autres données variables.
Ces informations peuvent être imprimées directement sur le produit, son emballage primaire, son emballage secondaire ou sur une étiquette.
Dans un système de traçabilité, l’identification par lot ou par numéro de série permet notamment d’associer le produit aux différentes informations enregistrées au cours de son parcours dans la chaîne logistique.
DATE : imprimer les dates de fabrication et d’expiration
La date est l’un des marquages les plus fréquemment rencontrés dans l’industrie.
Elle peut être imprimée sur :
bouteilles • flacons • cartons • boîtes • sachets • films • étiquettes • pots • pièces plastiques

Selon l’installation, la date peut être générée automatiquement par l’imprimante afin d’éviter une saisie manuelle à chaque changement de production.
Il est également possible d’intégrer plusieurs informations dans un même marquage, par exemple :
FAB : 23/07/2026
EXP : 23/07/2028
LOT : A0726-04
Le choix de l’encre et de la technologie est particulièrement important. Une impression parfaitement adaptée au carton ne donnera pas nécessairement le même résultat sur du plastique ou du verre.
LOT : assurer la traçabilité de la production
Le numéro de lot permet de regrouper les produits provenant d’une même production ou d’un même ensemble de fabrication.
Par exemple :
LOT : A230726
En cas de contrôle qualité ou de problème détecté après la production, cette identification facilite la recherche des produits concernés.
Dans les standards GS1, le numéro de lot peut également être intégré dans certains codes grâce aux identifiants d’application. L’identifiant (10) correspond notamment au numéro de lot ou de batch.
Le marquage du lot peut être réalisé automatiquement pendant le passage du produit sur la ligne de production.
QR CODE : intégrer davantage d’informations
Le QR code permet de concentrer une quantité importante d’informations dans un espace relativement réduit.
Selon l’application choisie, il peut notamment servir à donner accès à :
- une fiche produit ;
- des informations de traçabilité ;
- des instructions ;
- un site internet ;
- des données logistiques ;
- des informations destinées au consommateur.
Dans les applications utilisant les standards GS1, certains codes 2D peuvent également contenir des informations telles que le numéro de lot, le numéro de série ou la date d’expiration.
Pour une utilisation industrielle, la qualité d’impression est essentielle : le code doit conserver une définition suffisante pour permettre une lecture fiable par les équipements prévus à cet effet.
CODE-BARRES : identifier rapidement les produits
Le code-barres reste largement utilisé dans l’industrie et la logistique.
Il permet notamment d’identifier automatiquement un produit, un carton ou une unité logistique et de connecter le produit physique aux informations présentes dans les systèmes informatiques.
Selon le standard et l’application utilisés, certaines symbologies peuvent également transporter des données complémentaires de production. Par exemple, GS1-128 peut contenir des informations telles qu’un numéro de lot ou certaines dates.
Une bonne impression doit donc présenter suffisamment de contraste et de netteté pour assurer une lecture fiable.
Quelle technologie choisir pour imprimer ces informations ?
Il n’existe pas une technologie universelle adaptée à toutes les applications.
Le choix dépend principalement du support à marquer, de la cadence, du contenu à imprimer et de l’environnement de production.
1. Impression jet d’encre thermique TIJ
La technologie TIJ – Thermal Inkjet permet d’imprimer sans contact des informations variables directement sur les produits et emballages.
Elle est particulièrement intéressante pour obtenir des textes et codes de bonne définition.
Une imprimante TIJ peut notamment imprimer :
DATES • LOTS • TEXTES • LOGOS • QR CODES • CODES-BARRES
Selon l’encre utilisée, différentes applications peuvent être envisagées sur des supports poreux ou non poreux. La technologie TIJ est également utilisée pour réaliser des codes 1D et 2D sur des lignes de conditionnement.
Printgroupe propose notamment différentes solutions TIJ ANSER destinées au codage industriel, parmi lesquelles les gammes X1, U2 ProS et SPH Smart PrintHead.
2. Impression par transfert thermique TTO
Le TTO – Thermal Transfer Overprinting est particulièrement adapté au marquage de nombreux emballages souples.
Il peut être utilisé pour imprimer des informations variables sur certains films et matériaux utilisés dans les machines de conditionnement.
Cette technologie est particulièrement intéressante dans des applications telles que :
sachets • films d’emballage • packaging souple • étiquettes
Elle permet d’obtenir des textes, dates, numéros de lot et différents codes avec une bonne définition.
3. Marquage laser
Le laser constitue une solution différente puisqu’il permet, selon le matériau et la technologie laser utilisée, de réaliser un marquage sans utiliser d’encre.
Il peut être particulièrement intéressant lorsque l’application nécessite un marquage durable ou permanent.
Différentes technologies laser existent et le choix dépend fortement du matériau.
Un plastique, un métal, du verre ou du carton ne réagissent pas de la même manière à un laser.
Il est donc indispensable de réaliser une étude de l’application et, lorsque cela est nécessaire, des essais sur les échantillons réels du client avant de sélectionner l’équipement.
4. Impression et pose d’étiquettes
Dans certaines applications, l’impression directe sur le produit n’est pas la solution la plus appropriée.
Une étiquette peut alors contenir :
- la référence produit ;
- le numéro de lot ;
- un code-barres ;
- un QR code ;
- des données logistiques ;
- des informations réglementaires ;
- un logo.
L’étiquetage est particulièrement utilisé pour les cartons, palettes, produits logistiques et nombreuses applications industrielles.

Quelle solution selon le support ?
Le support constitue l’un des premiers critères à étudier.
Carton et papier
Le jet d’encre constitue souvent une solution particulièrement adaptée au codage direct.
Plastique
Le choix dépend du type de plastique, de son traitement de surface, de la résistance recherchée et de la technologie envisagée. Une encre adaptée ou une solution laser peut être étudiée.
Film et emballage souple
Le TTO est particulièrement intéressant dans de nombreuses applications de conditionnement. Certaines configurations jet d’encre peuvent également répondre au besoin.
Métal
Selon l’application et le niveau de permanence recherché, différentes encres ou technologies laser peuvent être envisagées.
Verre
Le choix dépend notamment de l’adhérence recherchée, des contraintes de production et du résultat attendu.
Étiquettes
Les imprimantes industrielles à transfert thermique permettent notamment de produire des étiquettes comportant textes, références et codes d’identification.
Comment intégrer le marquage à une ligne de production ?
Dans une ligne automatisée, l’imprimante peut être installée à proximité d’un convoyeur.
Le principe général est simple :
1. Le produit arrive sur le convoyeur.
↓
2. Un capteur détecte son passage.
↓
3. L’information est transmise au système d’impression.
↓
4. L’imprimante déclenche le marquage.
↓
5. Le produit poursuit son parcours sur la ligne.
Selon le projet, des informations variables peuvent être intégrées au message imprimé.
L’intégration mécanique, la distance entre le produit et la tête d’impression, la vitesse du convoyeur, le positionnement du capteur et la régularité du produit sont autant de paramètres qui doivent être étudiés.

Les 7 questions à se poser avant de choisir son imprimante
Avant de sélectionner une technologie de codage, Printgroupe recommande de définir précisément l’application.
1. Quel produit souhaitez-vous marquer ?
2. Sur quel matériau faut-il imprimer ?
Carton, plastique, verre, métal, film, papier, étiquette…
3. Quelle information souhaitez-vous imprimer ?
Date, lot, texte, logo, code-barres, QR code, DataMatrix…
4. Quelle est la taille de la zone d’impression ?
5. À quelle vitesse circulent les produits ?
6. Le marquage doit-il résister à des contraintes particulières ?
Frottement, humidité, manipulation, chaleur, froid, produits chimiques…
7. L’impression est-elle réalisée manuellement ou sur une ligne automatisée ?
Ces informations permettent d’orienter beaucoup plus précisément le choix de la technologie et de l’équipement.
TIJ, TTO, laser ou étiquetage : comment faire le bon choix ?
La bonne question n’est finalement pas :
« Quelle est la meilleure imprimante industrielle ? »
Mais plutôt :
« Quelle technologie est la mieux adaptée à mon produit et à ma ligne de production ? »
Une entreprise imprimant des numéros de lot sur des cartons n’aura pas les mêmes contraintes qu’une entreprise devant marquer des emballages souples à haute cadence ou réaliser un marquage permanent sur une pièce automobile.
C’est pourquoi le choix d’un système de codage doit partir de l’application industrielle, et non uniquement des caractéristiques techniques de la machine.


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